Être vrai, Être heureux

Dans un chemin de vie, on peut être amené à repenser la notion du bonheur. Il existe de bien beaux ouvrages sur le sujet, je pourrai partager quelques titres pour ceux et celles que ça intéresse – faites le moi savoir en commentaires). La joie, la plaisir, le bonheur, l’authenticité, autant de notions qui se mélangent un peu parfois au cours de nos vies, avec les aléas, les blessures, les moments où ça va bien, les moments d’euphorie.

Être en relation avec les autres, sainement, implique d’être en bonne relation avec soi ( je n’argumenterai pas là dessus dans cet article, prenons-le comme un postulat pour le moment, merci 😉 ) Être en bonne relation avec soi, c’est pouvoir s’écouter, être vrai, ne pas se mentir pour ne pas mentir, ne pas cacher, fuir les non-dits, être clair. Ça peut sembler simple et facile de prime abord mais c’est beaucoup plus compliqué que ça.

Par exemple: une connaissance vous invite à lui rendre visite. Vous n’avez pas envie. Pas par manque de temps, non juste PAS ENVIE.

Scénarii possible:

1) vous trouvez une excuse pour ne pas y aller.

2) vous lui dites franchement que vous n’avez pas envie ( avec ou sans diplomatie)

3) vous y aller sans en avoir envie et finalement vous passez un bon moment avec cette personne ( bonne surprise)

4) vous y aller sans en avoir envie et vous passez un moment désagréable.

À travers ces 4 scenarii possible, on a toute une palette de tenants et aboutissants possible:

  1. votre relation à cette personne n’est pas claire, vous ne vous positionnez pas clairement face à elle, vous êtes dans le mensonge vis à vis d’elle ET vis à vis de vous
  2. vous clarifiez votre ressenti, peut être l’occasion de mettre un terme à une relation qui ne vous apportait rien avec quelqu’un qui avec qui vous n’aviez rien de commun ou n’étiez pas à l’aise
  3. votre relation avec cette personne comporte des aspects positifs et des aspects moins agréables, confrontants peut-être? Mais si vous avez passé un moment agréable avec elle c’est qu’il y a peut être une vraie bonne relation possible?
  4. cette rencontre n’a pas été agréable, pouvez vous en voir les raisons? Avez vous été authentique, ou êtes vous parti battu d’avance « Je vais me faire suer… » et négatif?

Oser être soi, proche de son ressenti, prendre responsabilité de ce qu’on ressent sans en accuser le reste du monde, ou simplement l’Autre face à soi, c’est tout une démarche. Il est plus aisé de se départir de son pouvoir, de rester victime, se plaindre, gémir, râler. Plus aisé mais pas plus confortable. Et ça ne rend pas heureux, ça c’est sûr.

Oser être soi et avoir assez de liberté à l’intérieur pour se sentir légitime, oser poser ses limite, prendre sa juste place, ça c’est plus adulte. Oui mais, ça n’est pas forcément facile. C’est même franchement difficile. Alors que faire? Vivre de compromis et d’insatisfactions intérieures profondes mais garder en surface une vitrine socialement acceptable? Oser être soi au risque de faire des vagues, de vivre un rejet, une solitude, un changement de relations?

Oser être soi, être authentique, ne pas se mentir, ne pas se distraire des difficultés de la vie, c’est adulte comme position, mais est-ce que ça rend heureux?

La joie intérieure, profonde, le soulagement d’enfin sentir qu’on est vraiment sincère vaut-elle plus que les plaisirs des sens, la distraction par des futilités ( les « petits bonheurs de la vie » qui sont certes importants mais trop et trop souvent, peuvent être aussi une addiction ou une forme de fuite). Être heureux ou être vrai, faut-il choisir entre les deux?

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